Paxton révolutionne la gestion d’accès avec Solo
« Paxton franchit une étape fondamentalement différente dans le monde de la gestion d’accès électronique », a déclaré Adam Stroud, group chief executive, lors de l’introduction officielle du nouveau système Solo chez Paxton Benelux à Breda. Alors que les technologies de protection se sont complexifiées ces dernières années, il constate une demande croissante pour des solutions simples, abordables et offrant un niveau de sécurité élevé. « Nous sommes partis d’une feuille blanche pour développer un système que la presse qualifie de révolutionnaire et qui, selon Paxton, bouleverse le marché, tant sur le plan technique que financier. »
De l’intelligence dans le téléphone
D’après Adam Stroud, Solo exploite mieux le potentiel du smartphone que les systèmes de contrôle d’accès mobiles existants. « Utiliser un smartphone comme moyen d’accès n’a rien de nouveau mais jusqu’à présent, l’appareil servait principalement à remplacer une carte ou un badge. Avec Solo, l’intelligence est embarquée dans le smartphone : il gère la décision d’accès, rendant superflus les composants traditionnels comme les lecteurs RFID, les serveurs, les bases de données locales et les connexions internet permanentes. L’infrastructure s’en trouve simplifiée : aucun serveur sur site ni câblage réseau ou base de données dans le bâtiment. L’hébergement cloud remplace l’environnement serveur traditionnel, et l’autorisation d’accès s’effectue depuis le smartphone de l’utilisateur. »
La référence en matière de cryptage
Le système se compose d’un Solo Doortag qui remplace le lecteur traditionnel et ne nécessite ni alimentation ni câblage, et d’un Solo Controller alimenté en 12 ou 24 volts. Ce contrôleur n’a pas besoin d’être connecté à un réseau et ne contient pas de base de données. La communication avec le smartphone s’effectue via bluetooth low energy et un cryptage puissant. L’application Solo, disponible pour iOS et Android, est utilisée par les utilisateurs et les administrateurs. L’authentification s’effectue sans mot de passe, notamment grâce à des clés d’accès et un élément sécurisé au niveau hardware, considéré comme la référence en matière de cryptage. Paxton souligne que Solo a fait l’objet de tests d’intrusion approfondis et possède la certification UL Diamond.
Configuration simplifiée
D’après Adam Stroud, la mise en place du système est très simple. « Une installation peut être configurée en un clic depuis le cloud. Les administrateurs invitent les utilisateurs ou les visiteurs par e-mail, lesquels téléchargent l’application via un lien. Une courte vidéo explicative détaille le fonctionnement du système. Dès que le smartphone est présenté devant le lecteur, la porte s’ouvre, sans devoir activer l’application. L’appareil vérifie en temps réel si l’utilisateur est autorisé à accéder à la pièce. Parallèlement, un journal d’audit est créé et disponible dans le cloud. »
Une puissance combinée
Solo allie la puissance d’un réseau centralisé à la simplicité d’un système autonome. Il est évolutif à l’infini, ne connaît aucune limite quant au nombre de portes ou de sites et fonctionne dans le monde entier en tenant compte des fuseaux horaires. Les droits d’accès et les historiques peuvent être affichés tant à l’heure locale qu’à l’heure de l’administrateur. L’accès, même hors ligne, est possible : si le smartphone a été connecté au réseau au cours des trois dernières heures, l’utilisateur peut entrer sans connexion active.
Nouveau modèle de revenus
D’un point de vue financier, Solo représente un changement fondamental, d’après Paxton. Alors qu’un contrôleur Net2 traditionnel coûte environ 485 euros, le contrôleur Solo est proposé au prix de 99 euros. Le coût d’un lecteur passe d’environ 168 euros à 25 euros, tandis que les badges physiques disparaissent, le smartphone faisant office de clé. Les coûts liés au serveur sont remplacés par un abonnement de 6 euros par porte et par mois. Pour une installation de dix portes, cela revient à environ 1240 euros pour Solo contre plus de 7000 euros pour un système traditionnel. Solo coûte environ 17% du prix d’une solution Net2 classique.
La sécurité en tant que service
Cette approche ouvre de nouvelles perspectives pour les installateurs. Grâce à des coûts matériels réduits et à un temps d’installation minimal (environ deux minutes par porte, d’après Paxton), des projets auparavant non viables financièrement deviennent possibles. L’absence de câblage réseau élimine la coordination souvent complexe avec les services informatiques. Les installations logicielles sur site ne sont plus nécessaires et la maintenance s’effectue via le cloud. Un modèle de revenus structurel sous forme de revenus récurrents se met également en place. Les installateurs peuvent proposer des abonnements de type ‘security as a service’ et générer un chiffre d’affaires annuel stable, sans augmenter leurs effectifs.
Nouvelles opportunités d’application
Solo est particulièrement adapté aux applications où la gestion d’accès traditionnelle était jusqu’ici trop coûteuse ou complexe. Cela concerne notamment les installations temporaires comme les chantiers de construction, les boutiques éphémères et les logements inoccupés, mais aussi les sites dotés d’une infrastructure minimale comme les éoliennes, les centrales électriques et les relais de télécommunications. Le système convient aux environnements à forte fréquentation, tels que les salles de sport ou les parcours de golf, et s’applique même à l’accès aux machines, chariots élévateurs et véhicules de location. Paxton perçoit aussi un grand potentiel dans le secteur des séjours de courte durée et Airbnb, où l’accès numérique s’avère plus sûr que les serrures à code susceptibles de fuiter en ligne.
Cybersécurité
La cybersécurité constitue un pilier central du concept. Paxton affirme que Solo figure parmi les solutions les plus sûres de sa catégorie grâce à un cryptage hardware, des clés d’accès, un hébergement cloud géo-redondant et une politique stricte de divulgation des vulnérabilités. Le système est utilisé dans des environnements soumis à des exigences de sécurité élevées, tels que les bâtiments gouvernementaux et les institutions judiciaires.
Le développement de Solo a débuté en 2022. Des tests alpha et bêta ont été réalisés en 2025, et le lancement officiel est prévu pour le deuxième trimestre 2026. Pour accélérer le déploiement, environ 12 000 entreprises d’installation vont recevoir un kit de démarrage gratuit. Paxton souligne que Solo est volontairement proposé via des installateurs professionnels et des distributeurs sélectionnés car la mise en place correcte du mécanisme de verrouillage requiert des compétences spécifiques.
Nouveau marché
Face à un système aussi simple et avantageux que Solo, on pourrait se demander si les solutions traditionnelles comme Net2 et Paxton10 conservent leur pertinence. Selon Adam Stroud, Solo n’a pas vocation à remplacer les systèmes existants mais constitue plutôt une nouvelle catégorie qui se situe entre les solutions autonomes et celles entièrement en réseau. « Net2 et Paxton10 répondent à d’autres besoins et cela ne devrait pas changer. Solo va permettre de conquérir de nouveaux marchés plutôt que de remplacer les installations existantes. Nous démontrons que la gestion des accès peut être à la fois plus simple, moins coûteuse et plus sûre, une combinaison rare sur le marché actuel de la sécurité. Cela rend le système intéressant pour des applications où la gestion électronique des accès n’est pas encore mise en oeuvre. »
Par: Vincent Vreeken - photos: Paxton