02/07/2026

Les centrales d’alarme, un gage de tranquillité d’esprit

En cas d’incendie ou autre incident grave, mieux vaut pouvoir compter sur une prestation de service optimale. Les centrales d’alarme jouent à cet égard un rôle crucial. « Être connecté à une centrale, c’est combiner une technologie performante avec des opérateurs expérimentés et rationnels. Cela déclenche un système en cascade garantissant à chaque fois une réponse adaptée à la situation d’urgence. Avec les applis, vous ne pouvez compter que sur vous-même », déclarent Pieter Debersaques et Didier Herremans de la fédération sectorielle ACA.

aca
Une alarme est traitée selon des procédures strictement définies, par des opérateurs spécialisés dans un environnement de haute technologie.

Les centrales d’alarme sont un maillon essentiel de la chaîne de sécurité. « En tant que fédération sectorielle, nous comptons neuf membres qui couvrent 90 à 95% du marché de la télésurveillance en Belgique. Ils gèrent quelque 380 000 connexions 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, dont 346 000 concernent des bâtiments. En 2025, nous avons reçu 550 millions de signalements dont 10 millions ont été traités. 4,7 millions concernaient des cambriolages, des sabotages ou des braquages. Grâce à un filtrage rigoureux, moins de 1% (42.000) de ces signalements ont été transmis à la police. Les services d’urgence n’interviennent donc que lorsque c’est vraiment nécessaire » explique Pieter Debersaques.

Un filtrage performant

C’est là que réside la valeur ajoutée - et la différence majeure - des centrales d’alarme par rapport aux applis. « Une alarme est traitée selon des procédures strictement définies, par des opérateurs spécialisés travaillant dans un environnement high-tech » indique Didier Herremans. « Les 330 opérateurs savent parfaitement ce qu’ils doivent faire, et grâce à un mécanisme de filtrage efficace, ils parviennent à établir les priorités et à garantir une approche de grande qualité. Il compare cela à la situation d’un utilisateur final recevant une notification d’alarme via son appli : « Cet utilisateur n’est pas toujours joignable ni formé pour gérer ce genre de situation. Il ne sait pas forcément qui contacter ni quelles actions entreprendre. Cela peut aussi entraîner des frais supplémentaires : si la police ou les pompiers doivent se déplacer à plusieurs reprises pour une fausse alarme, il risque une amende. Et surtout : ces services pourraient ne pas être disponibles pour d’autres appels où l’intervention est nécessaire. »
N’oublions pas l’effet préventif d’une centrale d’alarme : les systèmes connectés transmettent également des signalements de contrôle. Une centrale détecte des anomalies avant même que des dysfonctionnements ne surviennent, et envoie des alertes en temps opportun pour ainsi planifier une maintenance préventive ou des interventions ciblées, et éviter les temps d’arrêt. Chaque action d’un opérateur est consignée : ce qui a été fait, par qui et quand. Cette traçabilité permet de reconstituer l’historique de chaque incident, par exemple dans le cadre d’une enquête policière, d’un dossier d’assurance, etc.
En 2025, les membres de l’ACA ont reçu 235 000 alarmes incendie, dont seulement 2% ont été transmises aux pompiers après un filtrage rigoureux. « Les détecteurs de fumée intégrés aux systèmes de détection incendie et effraction connectés peuvent assurer la continuité des activités d’une entreprise et éviter, voire limiter au minimum, les dommages collatéraux souvent considérables. La combinaison d’une technologie plus performante et de personnes dotées des compétences adéquates ne fera qu’accroître la valeur ajoutée des centrales d’alarme à l’avenir », conclut Pieter Debersaques.

Plus d'informations >