Intersec à la Light + Building Autumn Edition 2022
Intersec à la Light + Building Autumn Edition 2022
La sécurité était omniprésente à la Light + Building Autumn Edition qui s’est tenue du 2 au 6 octobre 2002. Intersec Building était organisé au hall 8 où tant l’automatisation des bâtiments que la protection physique étaient abordés. Il y avait aussi le Forum Intersec durant lequel le secteur de la sécurité a bénéficié d’une plateforme pendant quatre jours et où un large éventail de thèmes ont été traités.
La relance de l’industrie après la pandémie coïncide à peu près aux nouveaux problèmes auxquels l’Europe est confrontée. L’approvisionnement énergétique n’a jamais autant fait l’actualité et la guerre en Ukraine suscite de l’incertitude et de l’inquiétude. Laissons la guerre aux armées et intéressons-nous à la sécurité et à la protection d’endroits et de secteurs sensibles. Qu’il s’agisse de cybersécurité ou de protection des données, de technologie vidéo ou de contrôle d’accès, de sécurité incendie ou de lutte contre l’incendie, personne ne sait jusqu’où s’étend l’esprit morbide de Poutine ni les risques qui nous attendent. Tous les participants ne l’ont pas exprimé ouvertement mais ils étaient nombreux à faire (in)consciemment un lien avec la situation de guerre.
Lumière et sécurité
Le lien entre la lumière et la sécurité demande peu d’explication. À la nuit tombée, les individus se sentent plus en sécurité dans une rue éclairée que dans une rue sombre. À Light + Building, on a pu découvrir des concepts d’éclairage innovants qui peuvent apporter une contribution fondamentale à la sécurité dans les zones urbaines et rurales. Tout commence par la protection personnelle. Les rues et les places éclairées permettent aux piétons et aux cyclistes d’avoir une bonne visibilité et d’être vus. Il en va de même pour les chauffeurs qui peuvent rencontrer du mobilier urbain et des obstacles imprévus sur leur chemin. Les nouveaux concepts et produits sont principalement conçus pour être intégrés dans la technologie d’éclairage des villes intelligentes. Cela signifie un éclairage utile en certains endroits et à certains moments selon des scénarios réglables. La digitalisation et la connectivité doivent y contribuer. On peut aller un pas plus loin en intégrant par exemple des caméras de surveillance ou des boutons d’alarme dans les poteaux d’éclairage.
Le Forum Intersec en était à sa cinquième édition. La conférence sur la technologie de sécurité connectée était répartie sur quatre demi-journées et a offert de nombreuses pistes de réflexion et de discussion. Le Forum était structuré autour de quatre thèmes : modèles d’entreprise et interopérabilité sémantique, technologie vidéo et intelligence artificielle, contrôle d’accès et systèmes d’alarmes, systèmes d’appel et sécurité incendie.
Une protection globale
« La digitalisation et la connectivité sont à la fois un défi et une opportunité », a déclaré Peter Fey de Wieselhuber & Partner. « L’intégration et l’optimisation de la sécurité deviennent instantanément possibles. Voyez les options créées par un système de gestion des bâtiments, tant pour le gestionnaire, l’utilisateur que le partenaire de sécurité. Mais il faut garder à l’esprit que la sécurité n’est pas indépendante des autres développements IT. Dans notre secteur aussi, la demande en stockage dans le cloud va augmenter et des grands acteurs comme Amazon, Microsoft et Google y sont déjà engagés. Au sein du secteur de la sécurité, nous nous distinguons par des solutions spécifiques que nous imposons à nos données comme des images en live stream de caméras et le contrôle d’accès à l’aide de lecteurs de cartes. Mais il ne faut pas penser que nous sommes une exception car d’autres secteurs fixent des exigences élevées en matière de protection de données. C’est notamment le cas dans le secteur de la finance, la justice, la Défense et les soins de santé, notamment. »
Alexander Yeomans (Siemens) souligne une tendance qui prend plus d’importance : la collaboration. « Trouver les bons partenaires devient de plus en plus important pour développer des solutions de sécurité performantes. Cette tendance est motivée par des motifs financiers pour garder les coûts de R&D sous contrôle – ne réinventons pas ce qui existe déjà – mais aussi pour acquérir davantage d’expertise. Appelez-ça du lèche-vitrine. Les développeurs recherchent un partenaire qui possède un certain aspect prêt à l’emploi pour leur développement, qui donne un coup de fouet à leur propre développement. »
Phoenix a développé la stratégie ‘9 steps to cyber security in building automation’. On suppose ici que le danger peut venir de n’importe où. C’est un processus continu. Il y a une recherche permanente de tous les dangers possibles et des mesures appropriées sont prises au sein de l’organisation. « Il faut mettre en place une sécurité à 360° », explique Mathis Mohr. « Et donc prendre des mesures dans trois catégories : la technique, l’organisationnel et en lien avec le personnel. Un système de sécurité performant est global, il faut donc prendre des mesures complémentaires dans les trois catégories. Dernièrement, Uber a été piraté, ce qui a entraîné des dommages économiques importants et une rupture de confiance avec les clients. Que s’est-il passé ? Il s’est avéré qu’un collaborateur a bêtement transmis son mot de passe à un camarade, qui lui a soutiré de l’argent. Quelle erreur humaine ridicule ! Voilà où vous en êtes avec vos investissements dans la cybersécurité. »
Systèmes d’appel
« Nous évoluons vers un monde où il y a plus de caméras que d’individus », déclare sinistrement Malte Hollung d’Eagle Eye Networks Big Brother. « Comment peut-on traiter un tel déluge de données de manière humaine et gérable ? Oubliez le collaborateur dans la salle de contrôle qui visionne des images de milliers de caméras sur des centaines de sites. Quelqu’un à sa place analyse les images et réalise une évaluation des risques. Nous évoluons vers une situation où l’analyse vidéo par l’IA devient indispensable pour éviter de perdre des données précieuses. »
Frank Salder a poursuivi en racontant une histoire positive sur l’utilisation des données. « Au sein de la ZVEI (Elektro- und Digitalindustrie en Allemagne, ndlr), un groupe d’experts se penche sur l’utilisation d’images caméras pour soutenir le personnel infirmier dans les soins de santé. Le trajet complet d’un patient est pris en compte, du diagnostic à l’opération et aux soins postopératoires. Il reste encore tout un chemin à parcourir, en s’appuyant sur l’expertise du personnel et les développements technologiques – hardware et software – de l’industrie, mais les premiers essais sont concluants, dans la mesure où nous avons déjà pu sauver des vies. »
Par Rudy Gunst
https://intersec-building.messefrankfurt.com/
Crédit photo: Messe Frankfurt Exhibition GmbH / Petra Welzel


