Expoprotection 2024 – Un succès sur toute la ligne
Expoprotection 2024 – Un succès sur toute la ligne
Le salon biennal Expoprotection s’est tenu du 5 au 7 novembre à Paris Expo, Porte de Versailles, et a accueilli 656 exposants, une légère augmentation par rapport à l’édition précédente. Un tiers des exposants relève de la catégorie RMF (Risques Malveillance Feu) et les deux autres tiers de la catégorie RPIC (Risques Professionnels Industriels et Climatiques) avec environ 55% d’exposants étrangers. Le mélange des deux disciplines sur un site d’exposition confère à Expoprotection une place unique dans le paysage des salons. Autre élément frappant : l’ambiance joyeuse et positive parmi les exposants et les visiteurs, typique des salons du sud de notre pays. Jean-François Sol Dourdin, directeur d’Expoprotection, nous a reçu pour un entretien exclusif.
Pour la plupart des salons, il est difficile de concilier la sécurisation des bâtiments et des biens, d’une part, et la protection individuelle et collective de personnes, d’autre part. Chez Expoprotection, ce n’est pas le cas et les deux composantes se renforcent au fil des ans. Comment expliquez-vous un tel succès?
« Plusieurs raisons expliquent ce succès et justifient le positionnement de l’événement. Expoprotection est un événement à 360°, c’est-à-dire qu’il offre aux visiteurs un panorama complet de solutions, d’expertises et de partages d’expériences en prévention et gestion des risques pour protéger les hommes, les femmes et les organisations. Cet événement accueille l’ensemble de la chaîne de valeurs, c’est-à-dire les fournisseurs côté exposants et, côté visiteurs, les intermédiaires professionnels (importateurs, distributeurs, installateurs, consultants, etc.), les donneurs d’ordre (clients finaux) ainsi que les fonctions HQSE (Quality, Health, Safety & Environment), les fonctions de sécurité et de protection, les responsables de sites et de production, les fonctions achats, etc. »
Lors des dernières éditions, le volet protection des personnes (vêtements et équipements) a pris le pas sur le volet sécurité (caméras, contrôle d’accès, serrures, etc.). Cette tendance va-t-elle se poursuivre dans les années à venir ?
« Ce domaine a connu un développement important au cours des dix dernières années, mais lors de l’édition 2024, par exemple, c’est la catégorie ‘sûreté-sécurité ’ qui a connu une croissance plus rapide. Depuis sa fondation dans les années 1960, Expoprotection a une longue tradition dans les cycles de développement qui peuvent varier d’un univers à l’autre. Il n’en demeure pas moins que l’édition 2024 a accueilli près de 660 exposants, une participation internationale en nette augmentation de 39 pays, ce qui en fait l’un des événements leaders en Europe pour découvrir les dernières tendances et solutions. »
Tendances
À Expoprotection, de nombreuses tendances ont été observées dans les différents secteurs mais nous nous limiterons à deux tendances caractéristiques de l’édition 2024. Le monde volatile dans lequel évoluent les organisations (instabilité géopolitique, sociale, économique, technologique ou encore climatique) a un impact sur la manière d’appréhender la gestion des risques. Avec la révolution digitale qui transforme à la fois les risques et les solutions, et les systèmes de sécurité migrant de plus en plus vers le cloud et faisant appel à l’IA et aux données, il est bon d’accorder une attention particulière à la cybersécurité. Cela implique une transformation des compétences et des profils de ceux qui doivent accomplir des tâches de sécurité aujourd’hui et demain. Une seconde tendance, cette fois dans le domaine de la sécurité des personnes, est la digitalisation croissante de la prévention comme la gestion des données, les logiciels de gestion HQSE, les nouveaux outils de formation, etc. Un constat positif parmi les exposants de solutions de sécurité individuelle et collective est l’approche segmentée des groupes cibles, c’est-à-dire qu’en fonction de l’application réelle, des solutions spécifiques sont proposées pour les hommes et les femmes, les intérimaires, les personnes handicapées, les seniors, etc.
Par Rudy Gunst

