Arxia, un nouveau nom pour une nouvelle mission
La voix du secteur
Arxia veut être le porte-parole du secteur privé de la sécurité. Ce rôle va bien au-delà du gardiennage traditionnel. La fédération regroupe des installateurs de systèmes de caméras et d’alarmes, des organismes de formation et l’association des centrales d’alarmes agréées. Forte de cette position, Arxia veut agir comme un partenaire à part entière vis-à-vis des pouvoirs publics et autres instances. Cette mission élargie se reflète dans son nom. Arxia se compose de deux parties : Arx, qui signifie citadelle en latin, représente la mission traditionnelle de gardiennage, tandis que Xia évoque l’hospitalité et symbolise l’évolution du métier. Arxia veut se débarrasser de l’image machiste et désuète de l’agent de gardiennage.
Partenaire des pouvoirs publics
Une mission importante est d’engager le dialogue avec le gardiennage public, c’est-à-dire les forces de l’ordre. « A cet égard, nous trouvons quelque peu décevant que, lorsqu’il est question de sûreté, seuls les services publics soient souvent mis en avant », déclare Filip Smeets. « Pourtant, le secteur privé a un rôle à jouer. Nous voulons participer aux discussions en tant que partenaire à part entière afin de déterminer les tâches périphériques que le secteur privé peut prendre en charge, bien entendu dans un cadre légal et sous la direction des services publics. Cette démarche s’inscrit dans un débat sur la recentralisation des missions essentielles de la police, et soulève la question de savoir si certaines tâches de gardiennage ou autres doivent réellement être une priorité pour la police. « Aujourd’hui, la police accomplit des tâches qui ne nécessitent pas de compétences policières spécifiques. Le secteur privé peut apporter une contribution utile. En tant qu’association représentative, Arxia peut exprimer le point de vue du secteur. Certains signaux montrent que le ministre compétent est ouvert à une participation accrue du secteur privé. »
Expansion sectorielle
Le secteur du gardiennage est en forte croissance. En trente ans, le nombre d’agents est passé de 7.500 à près de 20.000. Ils sont omniprésents : dans les centres commerciaux, les aéroports, les événements, sans oublier le transport de fonds. Le profil est plus diversifié. La part de femmes reste faible, mais elle connaît une progression spectaculaire. On observe une augmentation du nombre d’agents issus de l’immigration, le secteur agissant comme un tremplin vers la mobilité sociale.
Arxia mise également sur la formation et le partage des connaissances, notamment en organisant des journées d’étude et en maintenant des contacts avec le monde universitaire pour renforcer l’expertise. Par ailleurs, l’association interroge régulièrement ses membres pour identifier les préoccupations du secteur. « Nous plaidons pour une approche du gardiennage basée sur des faits probants plutôt que sur des impressions », conclut Filip Smeets. Arxia contribue ainsi à la production de connaissances, tant pour ses membres que pour d’autres instances. Cela fait pleinement partie de son rôle en tant que représentant du secteur.
Foto: Arxia