Arxia se félicite de la décision du gouvernement concernant les bodycams
Limiter l’agressivité
« Les agents de sécurité sont de plus en plus confrontés à de l’agressivité », déclare Filip Smeets, CEO d’Arxia. « La société se durcit, il suffit de penser à la recrudescence de la violence à l’encontre des services d’urgence. Les agents de sécurité sont en première ligne et souvent confrontés au public dans des situations tendues. Il peut s’agir d’événements tels que des concerts ou des compétitions sportives, mais des tâches plus quotidiennes comme la prévention du vol à l’étalage ou la constatation d’infractions au stationnement peuvent également donner lieu à des conflits. Sans parler des situations où les agents peuvent être confrontés à des actes de grand banditisme, comme le trafic de stupéfiants. Dans tous ces cas, les bodycams peuvent s’avérer un outil utile. »
Le simple fait de savoir que tout est enregistré a un effet dissuasif. Nombre de missions des agents de sécurité se déroulent dans des lieux où les témoins sont rares et qui sont dépourvus de vidéosurveillance. Les caméras corporelles permettent de recueillir des éléments de preuve dans ces circonstances. Elles renforcent la responsabilité des agents de sécurité : il devient possible de déterminer immédiatement si leurs actions sont appropriées et proportionnées. Les bodycams contribuent positivement à la professionnalisation du secteur.
Cadre juridique
Il ne s’agit évidemment pas d’utiliser les bodycams à tout va. La loi impose un certain nombre de restrictions. D’une part, il y a la loi sur la vidéosurveillance, d’autre part, le cadre juridique général applicable aux agents de sécurité, et enfin, la législation relative à la protection de la vie privée. Ces trois réglementations définissent les limites dans lesquelles les caméras corporelles peuvent être utilisées.
Le donneur d’ordre joue un rôle central : c’est lui qui décide si les caméras corporelles sont déployées et, le cas échéant, dans quel but et dans quelles limites. L’essentiel est que leur utilisation soit proportionnée au but poursuivi. L’agent de sécurité ne peut enregistrer d’images que dans le cadre défini par le donneur d’ordre.
Au-delà des frontières
Avec cette décision, le gouvernement répond à un souhait exprimé à plusieurs reprises par Arxia. Dans certains pays européens, comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni, les caméras corporelles sont déjà autorisées pour les agents de sécurité. Arxia suit de près la situation afin d’en tirer les enseignements utiles.
Cette mesure constitue une avancée supplémentaire dans la reconnaissance du rôle de la sécurité privée en tant que complément aux missions des services de maintien de l’ordre. Le gouvernement précédent avait déjà décidé d’assimiler les actes de violence à l’encontre des services d’assistance et de sécurité à ceux commis contre les forces de l’ordre. Grâce à la possibilité d’utiliser des caméras corporelles, le secteur privé dispose désormais de moyens technologiques comparables à ceux des forces de l’ordre pour lutter contre l’agressivité.
Par: Alex Baumans - photos: Securitas Belgium